Aude dite Orium

13 juin 2007

Ma connexion télé merde,

J'ai une crève qui me crève, j'ai la flemme de lire. Alors pour occuper cette longue soirée d'hivers printemps, je vais répondre à un questionnaire piqué chez Atlas. Ma présentation est bien moins cultivée, moins intelligente, moins littéraire, ( je mets beaucoup de mots parce que je ne trouve pas le bon, cerveau yaourté oblige), mais si le fond n'est pas d'un intérêt boulversifiant et la forme non plus, Quel intérêt? Vous entend-je vous questionner avec raison. Et moi de vous répondre avec cette verve, cette force de conviction qui me caractérise : « Bah! Ça occupe! » Vous sentez là, la puissance du propos? Une telle assertion termine automatiquement toute discussion, aucune polémique possible, aucune thèse, aucune antithèse, rien, le sujet est clos. Or donc, maintenant nous pouvons passer a autre chose, c'est à dire le questionnaire. Du mot question, Emprunté au latin quaestio « recherche » et de naire qui veut rien dire.

Ledit quaestionarius  porte sur les péchés capiteux to taux. Je ne referai pas l'historique, Atlas le fait très bien, allez donc la lire. Je me contenterai donc de répondre aux questions du questionnaire. Donc quand je me questionne ça donne ça :


 

droit_paresse1) Comment aimes-tu te relaxer ? (Je me tutoie, c'est plus simple, plus conviviale. Je me tutoie tout le monde. Il y a des artistes qui tutoient leur public, comme si c'était une seule et même personne, et bien, c'est comme moi.)
Réponse :
Surtout, surtout en disant des conneries. Ça, la connerie ça relaxe! On est un peu tendu, un peu sous pression, hop une connerie et hop on est relaxé, la connerie, ça ça relaxe. Essayez chez vous, c'est sans danger, même les enfants peuvent jouer.



 

orgueil2) De quoi es-tu la plus fière?
Bonne question, je me remercie de me l'être posée : « Merci! » - «Y a pas de quoi!» -  « Si si, j'insiste! » -  « Alors si tu insiste... » - « oui, oui, j'insiste. » - «Alors merci!» - « Je t'en prie, c'est tout natu..... STOP!!!
Réponse :
De ma conn... Non, ça je l'ai déjà dit! Zut! Euh... Euh... De... Ma mamanitude, de ma mèritude, du fait même d'être mère! De mes filles, d'être leur mère, à toutes les deux! D'être Mommaan!


 

rabelais
3) Quels sont tes plats préférés ?

La soupe à la grimace! Naann j'décooonnn'
En fait ça dépend et ça dépend vous savez ce que ça fait, ça... n'est pas toujours pareil. Donc, en ce moment, je dirai... Fricassée de Coquilles saint Jacques, confit de canard, framboises au sucre...  Mais pas tout mélangé, hein?


 

dieux_stade4) Qu'est-ce qui te fait fantasmer ? « Woualla! C'est vachement indiscret, ça! » - «Oh fait pas ta bégueule, c'est bon! »
Alors, ce qui me fait fan... -  « Et répond pas un truc trop bateau genre, le regard d'un homme... Une main sur mon épaule... et ce genre de connerie pour faire genre, nous les filles on est pas des obsédées!, O.K? » - « Ok!!!, Moi ce qui me fait fantasmer, ce sont les abdominaux, tablette de chocolat avec, vous savez ce V qui descend dans le pantalon! Argh!! Rien que d'y penser... Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, reportez vous au calendrier des rugby man.


Plus que trois, Ouf, je commence à avoir chaud, et j'ai la fièvre qui monte. Non, c'est pas à cause des Rugby man, c'est à cause de la crève, sus nommée plus haut, bande d'amnésiques pervers!


fourmi
5) Cigale ou Fourmi ?

Cigale avec moi, fourmi avec les autres! Comme ça c'est réglé!

Une autre question?


Oui...


colere6) Qu'est-ce qui te met hors de vous toi ?

Ce qui me met hors de moi, c'est assez simple et bien défini... "Obtusité", vous savez, la bornance, ce truc des gens qui ont tort, qui veulent quand même avoir raison et qui sont capable de vous emmerder pendant des heures juste parce qu'il ne veulent pas reconnaitre leur bétise, ignorance, incompétence, Tenter de changer de changer d'avis, ou je sais pas moi,  avoir un mouvement, une vibration, un sursaut cérébral! Ouais! Ça ça m'énerve, ça, les psychorigides!


jalousie7) Qu'est-ce qui te rend jalouse ? Me rendre jalouse, moi... Ha ha ha, laisse moi rire, m'étrangler. Je déteste ça, c'est bête, c'est inutile, ça peut être insultant, voir même! Je me croyais complètement à l'abri de ce sentiment des lus bas et, je me suis aperçue, a mon grand désarroi, que j'étais capable d'être jalouse comme une fiiille. J'ai envoyé pété une copine parce qu'elle faisait sa belle devant mon chéri. J'ai dit une phrase anodine sur un ton glaçant, ça a pété l'ambiance, grave! J'ai honte


Bon, ben voilà, on a fait le tour là, l'air de rien! C'est cool! Ça m'a occupé bien une heure ces conneries, là... Maintenant je copie/colle, je trouve une photo pour illustrer le tout, je vais me refaire un thé et ma soirée est bonne! Tchô!

Posté par auditeorium à 23:19 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [6]


10 juin 2007

Googleries

Je voulais rire un peu en lisant mes googleries dans mes statistiques et je suis tombée la dessus :

texte enterrements cancer
faire briller la verrerie
un ange qui songeait ecrit

dite

beuh! Pas drôle.

Un ange qui songeait écrire un texte sur l'enterrement d'une personne dédée d'un cancer dit : " faudrait songer a faire briller la verrerie!"

ben voilà, maintenant je sais pourquoi!

hihihi

Posté par auditeorium à 23:30 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [0]

01 janvier 2007

Bonne Année!!!

169_Bonne_annee_couleur_maxi
oh là ça bouge!!!
2007

A tous, Plein de bonnes choses, du fun, de la live, et py des trucs qui font style, ou pas..., ce que vous souhaitez ou... méritez... allez savoir le mieux pour vous... hein? Enfin... j'vous dit... moi... que j' vous aiiiiiime... V's êtes mes meilleurs amis!!! hips!

Joyeux noël!
merde c'est passé!
Joyeuses Pâques!
woué!
hou la... Arrêtez de faire bouger tous les meubles, S'il vous plé!

Posté par auditeorium à 20:31 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [4]

05 septembre 2005

Adolescence

banc
Photo Barfly

Qui sont ils aujourd'hui, les meilleurs amis de mon adolescence? Ces amis sans compromis. Sans ces abjectes compromis adultes, mais... J'était amoureuse de Tom, Leïla aussi. Et je trouvais Leïla plus jolie...

Je me souviens de mes peines de mes frustrations de mes complexes, qu'en était-il des leurs? Nous sommes-nous jamais parlé vraiment? A-t-on jamais réussi à sortir des chemins sclerosés de la fierté et de la pudeur?

Qui sont ils aujourd'hui, qui étaient ils hier?
On s'était jurés, tous les quatre, que jamais la vie ne nous mangerai. De ne jamais céder le plus pur de notre âme, de croire toujours... Mais en quoi? On s'était promis de ne jamais céder l'enfance qui nous protège. Qu'en est-il de cette enfance là? L'avez vous quitté, mes amis? Vous avez bien fait. A quoi bon superposer au monde une image jauni de cliché?

Ce que j'ai gardé de mon adolescence? Un fond de mal vivre, sans doute. L' espoir diaphane que peut être, un jour, tout s'arrangera. Une peur bleue de me jeter dans l'arène. Une exigence d' oisif.

Ce que j'ai perdu ? Cette disgrâce du corps qui grandi de travers. Une tête de môme sur un corps de femme, les gestes gourds, la peau grasse et le maquillage qui dégouline. La parole molle et le propos acerbe, ma prétention, mon intolérence.

Ce que j'ai gagné ? Quelques rides, une certaine lassitude. J'ai appris à apprendre, à pardonner, à aimer peut être aussi un peu. J'ai gagné des incertitudes et l'assurance de ce que je ne veux plus.

Où êtes vous amis de mes 15 ans? Ai-je envie de le savoir?

Je garde une certaine tendresse pour cette enfance en décomposition. La déchirure d'être et de n'être plus, le devenir incertain, la rage et la peur de vivre mélées.

Amis de mon adolescence, que nous est il arrivé ? Nous avons grandi,nous avons vieillis, nous avons vécu.

Petit délire tapusicrit inspiré par cette photo de Barfly, comme ça pour le plaisir de jouer avec les mots, les idées, les sensations.

Posté par auditeorium à 15:24 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [6]

04 juin 2005

l'horodateur de quand ça me pête.

" C'était lui qui s'était faufilé jusqu'au premier rang. Ses yeux froids flamboyaient et son visage habituellement pâle s'était empourpré. Avec un grand sourire, il regarda longuement ...."

Voilà, vous devez continuer ce texte.
Vous avez dix minutes à partir du moment ou vous cliquez sur la page du commentaire, mon horodateur personnel faisant foie. Au delà du  temps imparti, votre candidature est automatiquement supprimée.
Il vous est demandé, si vous éditez votre texte sur votre blog, de faire un lien vers ce jeu-ci.

* Règle du jeu : Voir ce que j'ai dit plus haut, je vais pas tout vous dire deux fois non plus.
* Lançage : De la main dont auquelle celle qui vous fait écrire voir les deux si vous savez taper à deux mains.
* Historique : C'était un roman, c'est une belle histoire...

Posté par auditeorium à 21:27 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [2]


22 mars 2005

petit texte pour rire

je sais je ne me foule pas . Une de mes frangine m'a adressé ce petit texte, peut être le connaissez vous. Il m'a fait rire, alors je partage.
Bonne lecture!

On ne dit pas mon corridor, mais mon corps se repose.

On ne dit pas c'est l'Amazone, mais c'est là que j'habite.

On ne dit pas un ouvre-boîte, mais un portier de night-club.

On ne dit pas il est chétif, mais il est chez le coiffeur.

On ne dit pas la maîtresse d'école, mais l'institutrice prend l'avion.

On ne dit pas jerrycan, mais je rigole.

On ne dit pas le ton monte, mais la fille moche prend l'ascenseur.

On ne dit pas javéliser, mais j'ai lu.

On ne dit pas un ingrat, mais un nain gros.

On ne dit pas le petit poucet, mais le gosse était constipé.

On ne dit pas mine de rien, mais gisement épuisé.

On ne dit pas démanger, mais vomir.

On ne dit pas un poète, mais un klaxon.

On ne dit pas un enfoiré, mais une année de perdue

On ne dit pas une biroute, mais une route à deux voies.

On ne dit pas dégâts des eaux, mais des marins.

On ne dit pas je suis paniquée, mais je cherche un mec.

On ne dit pas adéquation, mais y a-t-il des questions.

On ne dit pas je suppute, mais je suis péripatéticienne.

On ne dit pas je suis très sain, mais j'aime les gros nichons.

On ne dit pas un conquistador, mais un imbécile narcissique.

On ne dit pas j'ai vaincu, mais je suis pluri-anal.

On ne dit pas faire des vendanges, mais péter comme un Dieu.

On ne dit pas un microprocesseur, mais un petit prof.

On ne dit pas jerrican, mais je m'bidonne.

On ne dit pas un oenologue, mais un sexologue.

On ne dit pas un homme hors pair, mais un eunuque.

On ne dit pas couper le beurre, mais circoncire.

On ne dit pas barbecue, mais poils aux fesses.

On ne dit pas la bonne paella, mais la femme de ménage est absente.

On ne dit pas mélodie en sous-sol, mais gare la voiture au parking souterrain.

On ne dit pas je tripote, mais j'ai trois amis.

On ne dit pas le processus de paix est enclenché, mais je vais lâcher une caisse.

On ne dit pas c'est alligator, mais c'est Mouloud qui a raison.

On ne dit pas un pinailleur, mais un mari infidèle.

Alors ça vous a plus ?

heu.... bizzard la nouvelle configuration de canalblog… et py des problèmes avec le format des photos, pas vous ?

Posté par auditeorium à 02:17 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [7]

05 janvier 2005

Erratum :

Des mots grossiers sont venus subreptissement se loger dans mon commentaire du 5 janvier chez Parisian Smile. je vous prie de bien vouloir excuser ma langue, c'est une vilaine qui veut pas m'obeïr, zut, chut !

Ce que je voulais dire est :

Môôsieur le journaliste indélicat,
Permettez moi de vous dire a quel point vous me consternez. je ne suis pas tout a fait naïve, mais il n'empèche qu'a chaque fois que je suis témoin d'une mufflerie, les bras m'en tombent.
Etes vous "mal comprenant", voir franchement "non comprenant" pour ne vous poser aucune question sur les consequences de vos actes, ou serai-ce juste un corollaire de votre égocentrisme.

Pauvre petit "journaliste stérile", je vous "méprise" et vous souhaite en ce début d'année toute inutilité en votre existence. Disparaissez donc puisque c'est ce que vous avez de mieux à faire. Après vos plus plates excuses envers Parisian Smile s'entend.

Voici les grossièretés corrigées quand aux insultes... Môôsieur le journaliste, t'es un vilain pas beau, na!

ps : Pffff!!!! C'est pour rire, rrhhooo!!!

Posté par auditeorium à 12:32 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [4]

22 décembre 2004

Noyeux Joël

 


 
 
 
  JOYEUX NOËL!
 
 
 
 
 

 
 

   

Posté par auditeorium à 17:02 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [7]

17 décembre 2004

Je suis en vacances!

   JE SUIS EN VACANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VAcANCES!!! je suis en vacancEs!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VAcANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VAVANCES!!! je suis en vacancs!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VAcANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VACANCES!!! je suis en vacancEs!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VAcANCES!!! je suis en avance!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VACANCES!!! je suis en vacancES!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! vous le dites quand vous en avez marre, JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!!JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! c'est bon, je continue? JE SUIS EN AVANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VacancEs!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VACANCES!!! je suis en vacancEs!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACANCES!!! Je suis en VaCANces!!! JE SUIS EN VACANCES!!! je suis en vacances!!! Je SUIS en vacances!!! JE suis en VACances!!!
JE SUIS EN VACANCES!!!!!

.......

Posté par auditeorium à 19:37 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [7]

14 décembre 2004

Pour te dire Adieu, (suite)

             

Voici la suite du texte "Pour te dire adieu". Il est un peu long, je sais, c'est pouquoi je ne l'avais pas publié en entier. Mais devant tant d'insistance de mes fans ;-), j'ai cédé. j'espère qu'il vous plaira. C'est une histoire inspirée oui, de ma vie, mais pas tout à fait, je me suis permise, pas mal, d'y ajouter de mon imagination. Mon imagination fait partie de moi... Alors c'est un peu moi quand même. Tout ça pour dire que je vais bien, merci. ;-P  Bonne lecture.
 
 
 


 

   

Barfy: http://www.barfly.canalblog.com
 
 

    
  ".....
 
Douze ans, qu'est ce que j'ai fait en douze ans ? J'ai pris des cours de théâtre, j'ai joué, un peu, dans des salles obscures, pour tout le monde. Je me suis recyclée dans l'animation, avec un enthousiasme éphémère, je suis revenue à mes premières amoures. Aux premières douleurs, Je me suis blottie tout contre ma mère. J'ai essayé de devenir, comme elle, une secrétaire hors pair. Je n'ai pas poursuivi l'expérience.
   
Je me suis rêvée écrivain prolifique, je regardais les pages que j'avais noircies et je n'étais que prolixe. Je me suis rêvée du dessous de ma couette en haut de l'affiche. Je me suis rêvé quelqu'un ; J'ai eu une quantité certaine d'amants sans en tirer un plaisir décisif. Et j'ai eu des amis que j'ai encore, d'autres que je n'ai plus. J'ai aimé passionnément, bêtement. J'ai changé d'air, tenté d'autres vies.
   
   
J'ai rencontré un homme. Ensemble nous avons eu des enfants. Aujourd'hui, nous croulont sous les crédits. Mon homme a eu des problèmes de santé et de travail. Les enfants vont bien. Je suis restée trois ans à la maison, j'ai eu le baby blues, je suis sous anti-dépresseur et anxiolytique. Je me ressaisis, je fais du sport, m'habille et me maquille à nouveau, et dès qu'on en a l'occasion, on fait garder les enfants et l'on sort. Je reprends mon activité professionnelle. Quoi de plus normal en somme ? Combien de femmes ont vécues ou vivent la même chose ?
   
Je me dis :  « Que penseraient toutes ces femmes de ces gémissements ? – Ben oui, ma fille, c'est la vie ! les temps sont durs. Quand la santé va, tout va. Si les enfants grandissent bien, c'est le plus important !"
   
Et si je voulais plus ! plus que la bonne santé des enfants, plus que l'absence de problèmes d'argent ! Si je voulais plus que l'amour ! Si je voulais la paix ! Je ne parle pas de la quiète tranquillité du soir, lové en soi-même, sur le canapé devant un film à grignoter des conneries. Non, la paix ! La paix avec toi Hélène ; La paix avec tes parents, la paix avec moi. Qu'est ce que je dois faire ? Qu'est ce que je dois faire quand j'ai trop mal ? Prendre un cachet et dodo ? Non ! Pardon mesdames, je sais que vous ne pensez pas cela, vous me comprenez, la souffrance est universelle.
   
Qu'est-ce que tu aurais fait en douze ans ? Terminé tes études de psychologie, trouvé un travail, rencontré un mari, eu des enfants, des rires des peines, je ne sais pas. Qu'imaginer d'autre, on peut tout imaginer. Ce n'est pas cela qui compte. Ce qui compte c'est que tu aurais eu une vie.
   
Pourrais-je un jour supporter l'idée que je n'étais pas là ? Pourrais-je un jour sans étouffer me redire encore que tu m'as fait des signes que je n'ai pas vus ? Je cherche encore je reste aveugle. C'est elle, ta mère qui m'a dit que tu m'avais réclamé et que je t'avais abandonné.
   
Je suis désolée madame, on se parlait tous les jours au téléphone, on parlait des heures. Si elle avait tenu a ce que je vienne, elle me l'aurait dit !…
    N'est-ce pas Hélène que tu me l'aurais demandé.
   
Tu étais si délicate, as-tu voulu m'épargner ? Alors je me prosterne devant ton souvenir, Hélène, pour ce que tu as fait. Ta mort m'a eu par surprise, valait peut-être mieux.
 
Et elle, ta mère, elle ne savait pas se servir du téléphone ? Elle ne pouvait pas me prévenir que c'était sans appel, que tu avais besoin de moi lors de tes derniers jours. Non, elle a préféré te garder pour elle toute seule !
  Je la  comprends, c'ést ta mère.
 
    Et ton père qu'est ce qu'il a fait ton père, existait-il vraiment derrière ses comptes et ses coups ?
 
Je suis méchante ; Méchante parce qu'ils t'ont fait mal, m'ont fait mal ! Je suis en colère ; Je leur en veux d'avoir immiscer ce doute en moi, de m'avoir inoculer le virus de la culpabilité.
La douleur était trop forte. Peut-être ne se rendait elle pas compte de la portée de ses propos. Elle en voulait à la terre entière d'avoir perdu sa fille, j'étais à porté de main.
   
Je ne pouvais pas savoir que tu allais mourir ! Le savais-tu toi-même ? la veille de ta mort tu m'a appelé pour me dire que tu sortais le lendemain, que tu irai en convalescence chez tes parents et que, des le week-end prochain je pourrai venir, on avait tant de choses à se dire, on à toujours eu tant à se raconter.
   
Mais, bordel de merde, je n'ai pas tué votre fille ! Je ne l'ai pas laissé crevé dans un fossé boueux en attendant que la terre s'abreuve de son sang ! je ne l'ai pas laissée agoniser dans un mouroir !
   
Quand j'ai rencontré votre fille, c'était dans une boîte de télémarketing. Elle bossait pour financer ses études. Elle habitait chez vous, à 2 heures de train de banlieue de sa fac et de son boulot. Elle se levait chaque jour entre quatre et cinq heure du matin, se couchait fort tard le soir parce qu'elle était une étudiante zélée. Vos moyens financiers vous permettaient de lui éviter le petit boulot estudiantin, de la loger sur Paris et de couvrir toutes ses dépenses. Mais non, permettre aux enfants d'esclaves de faire des études au lieu de travailler à la maison, c'est déjà énorme. Vous n'alliez pas, Monsieur, en plus, lui payer ses études ! Et puis quoi encore !
   
Je lui ai proposé de venir habiter chez moi, plus que 3 /4 d'heure de sa fac et 10 min à pied du boulot. Tout ce temps gagné elle l'a passé à étudier, à rire et à me raconter.
À me raconter : Ce bon vieux grand père qui aime tant les enfants. Tellement qu'il l'a violé des années durant. Mais, si petite et si noire, était-elle une enfant ? Madame, vous l'accusiez d'être crasseuse ! Vous lui laviez les parties génitales à la brosse de paille!
    « - Mais où t'as été traîner pour revenir dans un état pareil. Ces maladies, à ton age, on se demande ! »
 
    Oui, effectivement des Maladies sexuellement transmissibles dès l'age de 6 ans, y a de quoi se poser des questions.
 
Ca vous va bien de jouer les duchesses outragées ! Qu'avez-vous fait pendant toutes ces années ? Êtes-vous venu à son secours quand son père, pétri de rancoeur se défoulait sur elle ? Cette boule dans les escaliers, cette boule contre laquelle il la projetait, cette boule qui reste gravée dans ma mémoire... Pourquoi cette boule plutôt qu'un autre accessoire, peut-être est-ce la cicatrice sur son œil droit qui lui donnait un charme particulier… Un accent circonflexe sur son oeil espiègle.
 
Ah, Madame, vous caressiez l'espoir de la faire rentrer au pays ! Vous rêviez qu'elle passe les épreuves, et qu'elle devienne celle que vous n'avez jamais pu être parce que vous aviez marié un blanc. Ivre d'ambition, vous avez craché sur vos ancêtres et vous êtes venue en France ; Ah la belle vie vous attendait… Une vie d'esclave dans un pays riche.
  Hélène n'avait que faire de votre village, elle ne connaissait pas l'Afrique, n'y était jamais allée. Elle avait d'autres ambitions, et vos histoires vaudoues lui faisaient peur.
 
    Ce n'est pas moi qui ai tué votre fille, ce n'est pas moi qui l'ai laissé tomber !
   
Quand vous m'avez accusé de sa mort, saviez-vous que je savais ? Saviez-vous que j'étais la respiration de votre fille, que j'arrivais si bien à la faire rire qu'elle en tombait de sa chaise des larmes de joie lui inondant le visage ? Saviez-vous que je savais qui vous étiez, et que malgré tout je vous aimais parce qu'elle vous aimait. Saviez-vous que peu à peu nous nous apprenions mutuellement à nous aimer nous-même ? Que nous nous soignions les blessures l'une l'autre et que nous réparions l'irréparable blessure que nos parents nous avaient infligée ?
   
    Vous souffrez ? Peu importe votre douleur, j'ai assez de la mienne.
   
    Hélène,
Depuis douze ans, je monologue, je te présente mes excuses pour ne pas avoir compris, pour ne pas avoir été là, jusqu'au bout, jusqu'à l'insupportable. Toi, déjà si menue, avec tes 30kg à tout casser. À tout casser, oui. Tu avais l'air d'une rose séchée.
 
Je me disais, elle sait, elle accepte, entre nous pas de mots superflus. Je ne peux pas venir te voir. L'hôpital sent le formol, les visites d'inconnu avec lesquels il faut te partager, travestir notre amitié. Le va et viens des infirmières « - Vous pouvez sortir mademoiselle, je vais faire les soins. » Je ne pouvais pas te voir comme ça. Et toi voulais-tu que je te voie ? J'attendais, entre parenthèse que tu quittes cet enfer et que tu rentres à la maison. Ce n'était qu'une question de jours, une semaine au plus. Hospitalisation pour cause de rétrécissement de l'œsophage. Y en a qui se le font rétrécir, toi tu te le faisais agrandir, cool ! On passait tellement de temps à se raconter au téléphone, comme toujours, comme si de rien était. Tu n'étais pas à l'hôpital, tu étais au téléphone, c'est tout.
J'avais des projets pour nous, pour quand tu sortirais. Rattraper le temps perdu, te redonner ta couleur. Les week-ends, mes parents nous auraient prêté leur maison de campagne. Et puis des sorties des fêtes et puis peut-être on se serait installé dans un appartement un peu plus grand, dans un quartier plus pratique.
   
Je ne savais pas… Que tu étais condamné, comment aurais-je pu l'imaginer ? Si j'avais été avertie de l'irrémédiable de ton mal, aucune crainte n'aurait été suffisante pour n'être pas resté ton amie, jusqu'à la fin, jusqu'à l'insoutenable, même par fierté, s'il avait fallu.
   
J'ai tant désiré t'entendre dire : « Ca va mon amie, je te pardonne. » Ton silence est éternel, il ne me reste qu'à me pardonner à moi-même. En ai-je le droit, En suis-je capable ? Veux-tu m'accorder ton pardon ? Et si c'était vrai, si en plus de la souffrance insoutenable de la maladie, tu avais à la dernière heure souffert de ma trahison, comment pourrais-tu me pardonner ?
   
La lettre que tu m'as écrite en mourrant… Je l'ai toujours, cachée quelque part. Chaque fois que par hasard je tombe dessus, chaque fois je la change de place ; C'est dire si elle est soigneusement égarée dans ma maison. Peut-être j'espère qu'ainsi l'empreinte qu'elle m'a laissée s'effacera peu à peu. Quelques mots me restent en mémoire : « …Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites… » Quelles choses, quelles choses, quelles choses ???
   
Pendant longtemps j'ai cauchemardé mon « procès ». Je te voyais revenir me cracher au visage ma lâcheté. J'ai tout imaginé, tout envisagé, rien accepté ; J'ai soupçonné, que tu n'étais pas morte, que tu étais finalement partie dans ton pays d'origine. Je croyais que tu m'avais mise à l'épreuve et que je t'avais perdu. Je te voyais partout, dans le métro, le bus, les magasins ; Je courrais après toutes les filles de ton gabarit et puis après toutes les noires. Le remords me rendait folle.
   
Aujourd'hui, quand je pense à toi, il ne me revient que ta douceur et tes larmes de rire. Tu es morte irrémédiablement morte, définitivement morte. Je n'entendrai plus jamais parler de toi, personne ne viendra me dire ce que tu deviens. Je ne te croiserai jamais par hasard, je ne recevrai jamais un coup de fil ou une lettre. Tu es morte, je ne te reverrai jamais, que dans ma tête incessamment.
 
C'était il y a douze ans, J'ai oublié la date parce que je ne veux aucun anniversaire. Ton souvenir ne sera jamais l'occasion de fêtes, de rituels plus ou moins bien partagés.
Il ne me reste de toi que ton prénom, Hélène, ton visage, ton corps de gamine, nos fous rires, ta tête penchée sur tes livres quand tu bosses tes cours, nos confidences, tes éternelles maladresses qui me séduisaient vraiment. Je repense au fer à repasser que tu avais rangé dans le frigo, et au temps que tu pouvais mettre pour replacer le couvercle de la cafetière, une fois, tu avais mis 10 minutes. Je te regardais tourner ce machin dans tous les sens, sans y prêter la moindre attention. Tu parlais, tu parlais, on rigolait, moi encore plus que toi. Quand je suis enfin venu a ton aide, tu as souri, et toujours cette larme au coin de l'œil qui me faisait croire que tu n'avais jamais ri avant.
   
Pourquoi es-tu morte Hélène ? Tu n'y croyais plus ? Est ce que j'aurais pu y croire pour deux ? Tu as donné un sens à ma vie, il vacille depuis.
   
    Excuses moi, Hélène, mais je ne peux pas te dire adieu.
   
   
Je suis fière et heureuse de t'avoir rencontré, de t'avoir fait rire aux larmes, tant de fois. Pendant tout le temps que nous avons passé ensemble, tu m'as donné l'impression d'être un remède à la souffrance, quel sublime cadeau. Je ne t'en remercierai jamais assez. Je te regardais vivre et je voyais une âme précieuse. Quelle science d'amour ! Tu m'as tant appris, tu étais un Ange.
   
    Ton souvenir en mon coeur est devenu une oasis de douceur, de calme, de plénitude. Tu repose en moi, adieu Hélène.
 
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Posté par auditeorium à 21:30 - Petits délires tapuscrits - Commentaires [5]


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