01 avril 2007
Poisson d'avril, Passion d'avril
Un poisson d'avril est une plaisanterie, voire un canular, que l'on fait le 1er avril de chaque année à ses connaissances ou à ses amis. Il est aussi de coutume de faire des canulars dans la presse, aussi bien écrite, radio- et télédiffusée, et plus récemment sur Internet.
Pour les enfants, il consiste à accrocher un poisson de papier dans le dos de personnes dont on veut se gausser. « Poisson d'avril ! » est aussi l'exclamation que l'on pousse une fois qu'une des plaisanteries est découverte, ou pour avertir la victime d'un canular que l'histoire qu'on vient de lui raconter est fausse.
Une explication totalement légendaire avance que cette tradition trouve son origine en France, en 1564. Jusqu'alors, l'année aurait commencé au 1er Avril, mais le roi de France Charles IX décida, par l'édit du Roussillon, que l'année débuterait désormais le 1er janvier, marque du rallongement des journées, au lieu de fin mars, arrivée du printemps. Mais en fait, l'année civile n'a jamais débuté un 1er avril. Si l'origine exacte de l'utilisation des poissons reste obscure (peut-être l'ichtus chrétien), la légende veut que plusieurs de ses sujets se rebiffèrent à l'idée qu'on leur chamboulât le calendrier, et ils continuèrent à célébrer les environs du 1er avril. Pour se payer gentiment leur tête, des congénères profitèrent de l'occasion pour leur remettre de faux cadeaux et leur jouer des tours pendables. Ainsi naquit le poisson, le poisson d'avril, le jour des fous, le jour de ceux qui n'acceptent pas la réalité ou la voient autrement.
Cette coutume de faire des plaisanteries s'est répandue dans de nombreux pays, bien que le poisson ne soit pas toujours exporté en même temps :
- les Britanniques ont conservé leur April Fool's Day (certains Écossais parlent aussi de Gowk ou de Cuckoo),
- les Allemands ont leur Aprilscherz,
- en plus de la France, cette coutume existe aussi en Belgique, au Canada, en Italie, aux États-Unis, en Suisse ou même au Japon.
Cependant, les conjectures demeurent : ou bien on voulait marquer la sortie du signe zodiacal des Poissons, ou bien on voulait prolonger la période du carême, où il n'était permis de manger que du poisson, ou bien on voulait confondre le benêt en lui offrant un poisson à une époque de l'année, celle du frai, où la pêche était interdite.
En France, au début du XXe siècle, on s’envoyait de jolies cartes postales toutes ornées d’un poisson d’avril et richement décorées. On s’écrivait, pour cette occasion, des messages chaleureux et on s’envoyait des vœux.
Espagne, une fête comparable, qui tombe cependant le 28 décembre . C'est le jour des saints innocents (dia de los santos inocentes ou dia de los inocentes), qui commémore le massacre des Innocents commis, selon la Bible, par Hérode. Croisé avec des rites païens comme la fête des Fous, il est devenu le jour des plaisanteries et des canulars, à la manière de notre premier avril. C'est un petit personnage de papier que l'on accroche au dos des personnes dont on veut se moquer.
15 février 2007
Série
Chaussettes à rayures n°1:
Première d'une longue série, c'est moi qui vous le dit!
23 janvier 2007
5 minutes de répit pour la planète
Le 1er février 2007, dans toute la France :
Participez à la plus grande mobilisation des citoyens pour la préservation de notre planète !
L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que l'écologie est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale. Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle!En savoir plus ci-dessous
Même si EDF ou les médias n'en parle pas vous pourrez vérifier vous même l'évolution quasi-instantanée de la consommation française grâce aux données publiques de RTE (http://www.rte-france.com/). ( A faire sur vos réserves de batterie ;) )
L'alliance (pour la planète) : http://www.lalliance.fr/
Le réseau Action Climat France : http://www.rac-f.org/
10 décembre 2006
JE DENONCE!
LES COIFFEURS SONT DES CONS!
Et py voilà! J'en ai marre de me faire labourer le cuir chevelu, massacrer la tignasse et vider le porte monnaie par des décérébrés fashionable à 2 cents.
" Mais qui vous a fait ça? C'est vous?"
" Non, moi quand je m'en mêle, c'est plus réussi. C'est un de vos collègue."
" ha ben alors! Maalheurs!"
" Oui, je trouve aussi."
" Bon! On fait quoi?"
" Et bien vous, vous vous arrangez pour corriger le massacre sans trop raccourcir, et moi je croise les doigts pour que vous y arriviez."
" Mais oui, on va y arriver! Juste, je rectifie ici, et un peu là, pour que ce soit à la même hauteur de chaque coté, dessus je ne touche pas, parce que vous laissez pousser."
" Oui, très bien"
" Bon , là, j'enlève rien, hein, juste ce qui est abîmé."
" N... (Trop tard). "
" Bla bla bli... Bla bla bla... Séchage naturel, n'est ce pas!"
" Oui, je me coiffe aux doigt"
" Oui, oui, pas de brushing... La brosse c'est juste pour tirer les pointes."
" Oui mais... 'Trop tard)... Pas de laque!"
" Non, non, naturel! Juste un petit spray pour faire briller, et ça fait tenir la coupe en même temps. Voilà! Ça vous plaît ? "
"... "
" Je vous compte pas le supplément crème. 80€, Madame, s'il vous plaît, je vous laisse mon nom sur votre carte de fidélité pour la prochaine fois. Au bout de dix, vous avez le shampooing gratuit."
" Super!"
Je suis rentrée chez moi avec les cheveux en carton. Ça me faisait mal quand j'appuyais ma tête sur les coussins. Depuis, et bien je me bat pour me coiffer, et je finis par avoir un choucroute improbable qui ne tient que le temps de dire " Eh merde, j'en ai marre."
Alors, comme je n'en suis pas à ma première déconvenue capillaire, je dit haut et fort :
JE HAIS LES COIFFEURS!
LES COIFFEURS SONT DES CONS!
ps: Je dit à tous les capillicoles de tous poils (hihi) qu'ils peuvent toujours se récrier que nia nia nia, je ne sais pas quoi, non, non, non, je persiste et je signe : LES COIFFEURS SONT DES CONS. A eux de me prouver le contraire!
Cliquez ici pour rire un bon coup... Quoique, les pauvres femmes... Vous pensez qu'elles sont heureuses, là? Je sais pas...
Si, je sais, je viens de voir toutes les photos, je suis certaine qu'elles se sont suicidée, ou qu'on les a interné de force après une crise d'hystérie ou de catatonie.
16 novembre 2006
Ce soir,
Je suis fatiguée. Si fatiguée que j'ai envie de pleurer. Mon doudou chéri serais là, je me blottirais contre lui et je lui mouillerais l'épaule. Il se demanderait ce qu'il a bien pu faire pour que je me mette dans cet état là. Je lui dirais que c'est juste de la fatigue. Il aurait du mal a me croire. Il me consolerait. Je m'endormirais apaisée.
Mais il n'est pas là. Il est à Paris. Il est parti à la chasse. Il va nous ramener du bon gibier. Et lui, quand il est fatigué, il ne pleure pas. Il fait semblant d'être fort. Parfois je fais semblant d'y croire. Ou je lui fais des gros câlins. Je lui caresse les cheveux. Sa tête sur mes genoux.
Mais il est pas là. Comment je faisais, avant? Avant de le rencontrer. Je ne sais plus. J'ai oublié comment on fait quand on est seule. Ah oui, c'est vrai... On fait avec. Maintenant je ne sais plus. Parce qu'il est là.
Mais il n'est pas là. Et je fais avec. Avec le sans. Avec le sans lui, qui n'est pas là, qui pense à moi.
Je pense à lui,.Je suis triste et fatiguée. Triste parce que fatiguée. Fatiguée d'être triste. Il me manque.
23 octobre 2006
Bonjour,
Et bonne semaine.
20 octobre 2006
A la manière de...
Cette nuit, enfin, ce matin... parce qu'en fait je me suis levée tôt pour emmener mes filles à l'école, puis je suis rentrée et je me suis recouchée. Et là, j'ai rêvé. J'ai rêvé que j'avais les cheveux longs, que je me faisais un brushing devant une foule de personne qui allaient tous de leur commentaire. Ils voulaient tous que je me coupe les cheveux parce que ça me va mieux, et je me défendais pied à pied. Ce qui est comique dans ce rêve, c'est que j'ai les cheveux cours et que les arguments que me sortait la foule étaient les miens d'ordinaire. Et mes arguments de rêve étaient ceux que mon entourage me donne pour que je me les laisse pousser. Quel message subliminal se cache la dessous???
Je me suis levée en début d'après midi avec la ferme intention de ne rien faire. Cette décision ne m'a pas empeché de faire le ménage chez moi, mais elle m'a permis de le faire tranquillement, sans stresser ni culpabiliser de ne faire plus. La seule chose que je n'ai pas pris le temps de faire, et c'est une chose absolument exceptionnelle chez moi, c'est de me laver. Oui, je suis restée dans ma crasse toute la journée! Pouark! (sauf les dents quand même, ça, c'est mission impossible.)
Je suis allée chercher les filles à l'école, je les aies emmenées au jardin. j'ai joué au solitaire sur mon télépone jusqu'à extinction de la batterie. Nous sommes rentrées. Les filles étaient à bloc. Pleine de connerie, excitées comme des puces. Elles ont réaménagé leur chambre et la salle de bain. J'ai fais à dîner du gloubiboulga de poisson. C'était très bon. J'ai beau caché les aubergines, Chani les retrouve toujours. Si vous perdez les vôtres appelez moi.
J'ai fais la tounée des blogs. J'aimerai bien participer à un Paris Carnet un jour. Maintenant j'écris cette note super intéressante en hommage à Junko mais avec beaucoup moins de talent. J'ai un nouveau tic. Je presse mes incisives du bas contre celles du haut. Ça fait plusieurs fois que je m'en rend compte. Je fais ça en dormant et aussi là, maintenant, en écrivant. Ça doit me donner l'air fin.
Maintenant je vais refaire ma manucure.
19 octobre 2006
On / Off
L'année dernière au mois de juin, j'ouvrai ma boite. Je devenais pédégère! Le 30 sept de cette année, je l'ai fermée.
Ce fut une petite aventure compliquée, coûteuse, et pas très enrichissante. Beaucoup de stress pour pas grand chose.
Début Octobre j'ai ouvert une nouvelle classe de théâtre. Échec! J'ai eu qu'un élève, c'était la dernière tentative ce soir. Adieu donc.
Bon, ben voilà!
A part ça, comment ça va?
ben ça va!
15 octobre 2006
Joyeux Anniversaire!
15 Octobre 1582
Naissance du calendrier grégorien.
Le lendemain du 4 octobre 1582, les Romains se réveillèrent le... 15 octobre 1582.
Cette nuit du 4 au 15 octobre 1582 avait été choisie par le pape
Grégoire XIII pour l'entrée en application de sa réforme du calendrier
julien, ainsi nommé d'après Jules César.
La réforme de Jules César
A Rome, l'année débutait en mars et comportait 355 jours et dix mois.
Les Romains payaient leurs dettes au début de chaque mois, ces jours
étant appelés calendes (ou calendae). D'où le mot «calendrier» qui
désigne le registre où sont inscrits les comptes puis la mesure du
temps elle-même.
En 46 avant JC, Jules César donne à l'année 365 jours et 12 mois. Il la
fait débuter le 1er janvier et prévoit des années bissextiles.
Le décompte actuel des années remonte à 532, lorsque l'Eglise décide de
compter les années à partir du 1er janvier qui suit la naissance du
Christ, 753 ans après la fondation de Rome.
Sous la Renaissance, les astronomes s'aperçoivent que l'année calendaire dépasse l'année solaire de... 11 minutes 14 secondes.
Quinze siècles après la réforme julienne, cette avance conduit à un
décalage de dix jours... et à des problèmes croissants pour fixer la
date de Pâques.
La réforme de Grégoire XIII
Grégoire XIII décide donc d'attribuer désormais 365 jours, et non 366,
à trois sur quatre des années qui inaugurent les siècles.
| Cette modeste réforme ramène à 25,9 secondes l'écart avec l'année solaire (une broutille). Par ailleurs, le pape décide de rattraper les dix jours de retard du calendrier julien entre le 4 et le 15 octobre 1582. La réforme va s'étendre peu à peu à l'ensemble des pays. Le calendrier grégorien est aujourd'hui d'application universelle. |
14 octobre 2006
Mes que dire, mes que faire, mais comment ça tient en l'air ?
Véronique Courjault, 38 ans et mère de deux enfants
de 10 et 11 ans, La jeune femme risque la réclusion criminelle
à perpétuité. Elle a reconnu être la mère
des deux bébés retrouvés dans le congélateur
de son domicile sud-coréen en juillet, a également
avoué, jeudi 12 octobre, avoir tué un troisième
bébé, né en France en 1999. Elle affirme aux
enquêteurs avoir "agi seule", sans que son mari ne
soit mis au courant de ses grossesses. Apparemment, les deux bébés
retrouvés dans le congélateur ne seraient pas des
jumeaux comme on l'avait cru initialement. La première
naissance aurait eu lieu en 2002 et la seconde fin 2003, avant que
Mme Courjault ne subisse une ablation de l'utérus dans un
hôpital de Séoul.
Jean-Louis Courjault a indiqué qu'il n'a jamais eu
connaissance des faits. Il a toutefois été mis en
examen jeudi soir pour "complicité d'assassinats"
mais laissé libre sous contrôle judiciaire, contre
l'avis du parquet qui souhaitait son incarcération, selon son
avocat Marc Morin.
La sociobiologie explique que les gènes programment les
mères à aimer leurs petits et le culturalisme voit dans
l’instinct maternel une pure construction sociale.
Lorsqu’on voit les exemples touchants d’affection maternelle
au sujet des femmes de toutes les nations, et des femelles de tous
les animaux, comment douter que le mobile de l’action ne soit le
même dans les deux cas? Et ce mobile, c’est l’instinct
maternel. Fort de ces ressemblances évidentes entre les
comportements des mères dans de nombreuses espèces
animales et humaine, Darwin en concluait que l’affection maternelle
faisait partie des instincts sociaux les plus puissants, et qu’elle
poussait les mères humaines et animales à nourrir,
laver, consoler et défendre leurs petits.
Contre cette évidence de l’instinct maternel, Elisabeth
Badinter avait écrit en 1980 un livre choc, « L’Amour
en plus » (Flammarion). Loin d’être une donnée
naturelle, un instinct inscrit dans les gènes des femmes,
l’amour maternel serait profondément modelé par le
poids des cultures. ce n’est qu’à la fin du xviiie siècle
que le rôle de mère a été valorisé
et que le regard sur l’enfance a changé. Auparavant, du fait
du nombre d’enfants qui mouraient en bas âge, des contraintes
économiques qui pesaient sur la femme et, surtout, du peu de
considération que l’on portait aux enfants, l’attention
apportée aux petits n’était pas si forte. De fait, le
nombre d’enfants abandonnés ou laissés en nourrice
montrait que beaucoup de mères n’étaient pas
attachées à leurs petits.
Dans Les Instincts maternels, S. Blaffer Hrdy défend une
thèse qui se démarque à la fois de la
sociobiologie et du culturalisme. Pour l’auteur, il ne fait aucun
doute qu’il existe des mécanismes biologiques qui attachent
la mère à son petit. Mais ces mécanismes ne sont
pas des pulsions aussi implacables que le besoin de manger ou de
dormir. Pour passer de la prédisposition à l’amour
maternel effectif, il y a une cascade de logiques qui s’enchaînent.
Les chercheurs ont mis en évidence chez les mammifères
une zone spécifique du cerveau (située dans
l’hypothalamus) qui stimule les comportements d’élevage.
Cette zone cérébrale est sous la dépendance
d’une famille de gènes appelés « gènes
fos ». Une souris dépourvue du gène fosB ne
sait pas s’occuper de ses petits et les délaisse. Le
mécanisme est en fait plus subtil. C’est l’odeur des
petits qui déclenche l’activation de ce gène, qui
lui-même participe à la production d’hormones
spécifiques stimulant la réaction maternelle. Tous les
gens qui ont vécu à la ferme savent qu’il ne faut pas
toucher les lapereaux tout juste nés. Imprégnés
d’une odeur étrangère, ils ne seront plus reconnus
par leur maman, qui les tuera sans pitié. Inversement, si
l’odeur familiale est appliquée à un rejeton d’une
autre espèce, la mère va s’attacher amoureusement à
lui. Un autre mécanisme déclencheur du comportement
maternel provient de la prolactine, une hormone qui produit la
lactation chez les jeunes mères. La montée de lait
déclenche chez les jeunes mères des pulsions
maternantes. Il arrive que des jeunes femmes qui n’avaient
jusque-là éprouvé aucun sentiment particulier
pour les bébés, changent complètement à
la naissance d’un enfant.
Hormones, odeurs, gènes... il existe de puissants motifs
biologiques pour encourager les mères à s’occuper de
leurs petits. Mais cela suffit-il à faire de toutes les jeunes
femmes des mères aimantes et attentionnées ? En aucun
cas.
L’importance de l’infanticide suffit à remettre en
cause l’idée d’un instinct maternel irrépressible.
Voilà pourquoi, selon S. Blaffer Hrdy, il a fallu que les
enfants déploient des stratégies pour séduire
les adultes et empêcher qu’on les rejette. Car l’amour
maternel ne vient pas que de la mère : il suppose une
intervention active de l’enfant pour se faire aimer. En termes
évolutionnistes, plusieurs stratégies de séduction
sont déployées par les nourrissons. Les pleurs, les
sourires, les cris de bébé, provoquent spontanément
des réactions de compassion. De même, plus tard, la
physionomie du nourrisson : grands yeux, visage rond, petite main
potelée sont des prototypes qui stimulent chez l’adulte
l’attendrissement. Et ce mécanisme ne touche pas que la mère
mais aussi les personnes alentour.
L’instinct maternel n’agit pas comme un programme infaillible.
Il opère plutôt par une série continue de
détonateurs, qui peuvent ou non s’amorcer, selon les
circonstances ou les réactions à l’environnement. «Au
lieu des vieilles dichotomies entre nature et culture, il faut
s’intéresser aux interactions complexes entre gènes,
tissus, glandes, expériences passées et signes de
l’environnement, y compris les signaux sensoriels lancés par
les nourrissons et les individus proches.»
Bien, et quand on sait ça,
comprend on mieux? Il me reste quelque chose, quelque part de
l'ordre du tabou, qui m'empêche de comprendre. J'ai beau lire
et relire toutes les thèses qui se présentent, mon
cerveau se bloque. Je ne hurle pas avec les loups, je ne juge pas
cette femme. On ne me le demande pas d'ailleurs, heureusement. Non,
juste, je ne comprend pas. Je ne peux pas comprendre, je ne peux pas
même l'imaginer, le concevoir. Est ce que je veux comprendre?
En fait, je ne sais pas. Il y a quelque chose en moi qui me chuchote
que le concevoir est un peu l'accepter, le rendre réel,
possible. J'ai beau savoir que l'homme est capable du pire, quelque
chose en moi se refuse a l'admettre. Un psy me disait que j'avais un
problème avec « l'abnégation. »
C'est certain, il y a des choses que je ne pourrai jamais admettre,
quelques preuve que l'on me présente. Je reste interdite
devant ce fait divers, pas si rare, et qui sonne comme un film
d'anticipation pessimiste.



